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	<title>De Bussac Multimédia Blog &#187; Humeur</title>
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	<description>Le blog  de l&#039;agence de Bussac Multimédia</description>
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		<title>Guerre de l&#8217;info</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2006 10:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Par l&#8217;association de compétences en développement et en graphisme. DE BUSSAC MULTIMEDIA vient de réaliser, avec l&#8217;agence Oxygène le catalogue hiver des séjours vacances familiales du Comité d&#8217;Etablissement Michelin Le fonctionnement&#160;: une base de données «&#160;produits&#160;» exportée directement dans un gabarit de mise en page. Avantages&#160;: pas de double saisie (elle se fait une seule fois pour le site et pour le catalogue papier), délais et coûts réduits, etc..</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Internet modifie profondément la donne dans bien des domaines et la presse n&#8217;y échappe pas. Internet est un formidable média pour s&#8217;informer et il y a une profusion de sources. Alors un service comme <a href="http://news.google.fr/nwshp?hl=fr&amp;tab=wn&amp;q=">Google News</a> est d&#8217;une grande utilité pour les consulter plus facilement.</p>
<p>La rubrique Actualités présente ainsi des articles collectés auprès de 500 sources d&#8217;information en français dans le monde. Ces articles sont agencés de sorte que les informations les plus pertinentes soient communiquées en premier. Les différentes rubriques sont mises à jour toutes les 15 minutes et il suffit de sélectionner un sujet qui vous intéresse pour accéder directement au site qui a publié les informations correspondantes.</p>
<p>Pratique pour l&#8217;internaute qui bénéficie là d&#8217;une revue de presse très dynamique et intéressant pour les médias référencés qui bénéficient ainsi d&#8217;un trafic important sans devoir dépenser en publicité. C&#8217;est donc avec un certain étonnement que j&#8217;ai découvert cette semaine les <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=359184">plaintes de l&#8217;AFP</a> mais aussi de plusieurs associations de presse et en particulier celle du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR). <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=359183">Les journaux veulent désormais faire payer les agrégateurs d&#8217;information</a> sur l&#8217;Internet et en particulier Google.</p>
<p>La presse, et en particulier la presse quotidienne régionale, qui ne cesse de perdre des parts de marché devrait pourtant à mon avis se réjouir de pouvoir être référencée au niveau mondial par un tel outil qui peut leur amener un trafic non négligeable. On parle ici de centaines de visiteurs par articles et par heure&nbsp;! Certes Google génère moins de pages vues sur les sites car il conduit le visiteur directement sur l&#8217;article et non sur la page d&#8217;accueil du média. Mais le visiteur venu via Google serait-il venu de lui même&nbsp;? Sûrement pas, l&#8217;internaute consulte 2 ou 3 sources régulièrement pas plus, celles qu&#8217;il connaît, il pioche sur les autres en fonction de ses besoins et surtout les identifie via les moteurs de recherche, Google dans 80% des cas.</p>
<p>A la lecture <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=359183">de l&#8217;article</a>, le problème viendrait qu&#8217;en fait 35 % des internautes se contentent de Google News sans aller voir plus loin sur les sites d&#8217;information. Peut être faut-il se poser la question à ce niveau là&nbsp;: Google ne met-il pas assez en avant le contenu ou les titres et accroches proposées par les sources d&#8217;informations sont elles assez incitatives pour le lecteur&nbsp;?</p>
<p>Mais le centre de l&#8217;affaire est le jackpot publicitaire que représente Google soit 6,14 milliards de dollars rien qu&#8217;en 2005. Pour Gavin O&#8217;Reilly président de L&#8217;Association mondiale des journaux (AMJ), une organisation basée à Paris le problème est simple&nbsp;: «<em>Les moteurs de recherche ont besoin de notre contenu pour prospérer. Ils bâtissent ainsi des plates-formes publicitaires attractives qui sont en concurrence directe avec les nôtres.</em>» Les éditeurs veulent donc leur part du gâteau publicitaire et plutôt qu&#8217;essayer de profiter du système d&#8217;une manière nouvelle, ils cherchent à le combattre et en tirer profit en restant campés sur de vieilles pratiques et sur un droit d&#8217;auteur protecteur. Une pratique qui vaut pour la presse mais qui rappelle celles de la musique ou du cinéma.</p>
<p>Si on jette un oeil au domaine du commerce électronique, les cybermarchands ont bien compris qu&#8217;ils étaient important pour eux de tirer profit au maximum des comparateurs de prix comme <a href="http://fr.kelkoo.com/">Kelkoo</a>. Les comparateurs de prix sont en fin de compte des agrégateurs de bonnes affaires et apportent un trafic important et qualifié aux boutiques. Tellement intéressant, que les marchands acceptent d&#8217;être facturés à chaque visiteur qualifié envoyé et font tout pour mettre en avant leurs produits et leurs boutiques.</p>
<p>La presse qui cherche à rentabiliser son investissement internet n&#8217;en est pas là, en tout cas en France et en Europe. Ses membres ont donc choisi de faire payer leur contenu ou carrément de le faire retirer préférant se passer d&#8217;une visibilité importante sur Google. Un point de vue cependant sûrement pas partagé par tous car le <a href="http://permanent.nouvelobs.com/">Nouvel Obs</a> achète de la pub dans <a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=sarkosy&amp;btnG=Rechercher&amp;meta=cr%3DcountryFR">Google sur le mot clé Sarkosy</a>. Reuters, le concurrent britannique de l&#8217;AFP, ne se pose pas la question et adopte une stratégie opposée&nbsp;: «<em>Google News apporte un trafic important à notre site sur lequel les internautes peuvent consulter gratuitement une partie de nos dépêches. Ce service profite donc aux deux parties</em>.»</p>
<p>Ce n&#8217;est sûrement là qu&#8217;une nouvelle étape dans l&#8217;affrontement entre la presse et les moteurs ou agrégateurs. De nouveaux entrants comme <a href="http://www.newsvine.com/">Newsvine</a> aux Etats-Unis et <a href="http://www.wikio.fr/">Wikio</a> en France, lancé par Pierre Chappaz fondateur de Kelkoo justement, vont eux aussi agréger les contenus des agences et médias et vont en plus les mêler à ceux de sources moins <em>officielles</em>, sites amateurs et blogs par exemple. En tout cas, se retirer des agrégateurs de contenu me semble une stratégie à très court terme et qui va à l&#8217;inverse de l&#8217;évolution des usages du net.</p>
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