Yahoo plus strict sur l’achat de mots-clés
Publié le 1 mars 2006 dans Pratiques |
A partir du 1er mars, le service de liens sponsorisés Yahoo Search Marketing (ex Overture) n’autorisera plus aucune enchère portant sur un nom de marque n’appartenant pas à l’entreprise enchérisseuse. L’achat de mots-clés correspondant à des marques concurrentes était jusqu’ici autorisé dans le cadre de la publicité comparative relevant de données objectives.
Cette annonce est importante car elle marque une évolution sur la question des problèmes de marques dans l’achat des mots clés. Comme je l’avais déjà souligné, dans Google une marque comme BMW est achetée par des sociétés qui n’ont rien à voir avec le constructeur sur le plan juridique. Une pratique qui n’a rien d’illégale quand ce sont des commerçants qui distribuent des produits de la marque car il est possible dans ce cas, sous certaines limites, de reproduire la marque pour présenter le produit à la vente ou pour en faire la publicité.
Une pratique plus contreversée quand les marques sont achetées par des concurrents. Google et Overture ont d’ailleurs déjà connu des procès pour utilisation contestée de marque déposée. Overture avait déjà précisé sa position à l’époque : Notre équipe éditoriale veille au position squatting, c’est-à -dire à l’achat d’une marque par une société concurrente. Dès que nous en avons connaissance, nous interdisons le dépôt de ces mots clés.
En encadrant encore un peu plus ces pratiques Yahoo cherche sûrement à se simplifier la vie et les vérifications, s’éviter une multiplication des procès mais aussi maintenir la qualité de ce format publicitaire très juteux. Ces annonces au format texte sont en effet prisées par les annonceurs et les éditeurs de sites. Elles sont même parfois qualifiées de « publicités utiles» pour le visiteur car leur contenu est contextualisé par rapport au texte de la page, elles s’intègrent très bien dans la page et ressemblent ainsi parfois à des liens complémentaires. Le squatting de marque risque de tromper l’internaute et donc de réduire sa confiance et son envie de cliquer sur les liens.
Reste à voir maintenant si Google ira dans le même sens.
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